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Portraits

mis à jour le 2009-09-29

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Muriel Ledaguenel : Le basket au sommet

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Muriel Ledaguenel : Le basket au sommet

Une femme de caractère

Après être passée par les clubs du Rheu, Chartres-de-Bretagne, Vezin, en tant que joueuse ou entraîneur, Muriel Ledaguenel décide en 2004 de venir à Betton pour entraîner les équipes seniors dont l’équipe 1 qui arrivait alors en pré-nationale.

C’est une des rares femmes - a priori la seule en Bretagne - à diriger un groupe de garçons à un tel niveau ! Ce n’est pas seulement une histoire de compétence mais aussi une question de goût ! « J’ai été élevée dans le monde du foot avec mon père qui était entraîneur, c’est donc un peu ma culture. Pour moi, en tant que coach, je me sens aussi bien avec les garçons qu’avec les filles. Il n’y a pas de différence… Enfin, peut-être que les premiers sont parfois un peu plus douillets ! » précise Muriel. Il faut aussi avoir les nerfs solides pour être entraîneur ? « Oui. Moi, je ressens très fort le stress avant chaque match même si j’essaie de ne pas y penser. Une fois que je suis dans la salle, ça va déjà mieux ! ».

 Une équipe qui le vaut bien

Au fur et à mesure des années, l’équipe senior 1 progresse et réussit l’exploit de monter en Nationale 3 en 2006/2007, puis redescend en Championnat régional. Pour cette dernière saison, il a donc fallu se reconstruire suite à cet incident de parcours, trouver à nouveau la confiance, le goût de la victoire. Après un début difficile dans un championnat pas évident, Muriel, secondée de David Veyer, a motivé ses joueurs pour qu’ils se battent à chaque match, qu’ils arrivent à rattraper des points. « Et cela a marché. Nous avons réalisé une excellente seconde partie de championnat. Le dernier match à Chartres était à haut stress ! Il fallait absolument le gagner pour être certain de monter en Nationale 3 et nous l’avons fait. Il s’en est suivi une énorme explosion de joie. Un grand plaisir ».

Mais alors au vu de ce nouvel exploit, pourquoi faire une pause ? « J’ai pris cette décision à cause de mes activités professionnelles qui me prennent beaucoup de temps ». Un arrêt à ne pas confondre avec une retraite anticipée qu’elle n’envisage même pas. Le basket va sans aucun doute lui manquer, voilà pourquoi elle va pratiquer un sevrage en douceur : en allant voir sa fille qui joue
elle aussi et en supportant les équipes bettonnaises !

Laissons le mot de la fin au coach : « Je ne suis pas inquiète pour le club, il est attractif avec une équipe de dirigeants efficaces, un bon groupe de joueurs, des supporters. J’ai rarement vu une association aussi intéressante et chaleureuse ».
 

D.T.

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