Ar Roc'h

Ar Roc'h, association dont le siège est à Betton, gère des établissements et services médico-sociaux et accompagne 200 jeunes brétilliens en situation de handicap psychique dans le nord du département. A l'occasion de ses soixante ans, l'établissement vous invite à un concert, samedi 21 septembre, à 15h30, à La confluence.

En 1959, naissait l'association des Amis les Rochers. Son objectif ? Mettre en oeuvre un dispositif d'accompagnement d'enfants et d'adolescents présentant des difficultés d'insertion scolaire et sociale et ne relevant alors d'aucune institution existante. Devenue Ar Roc'h en 2015, la structure a su développer des solutions pour apporter une aide adaptée fondée sur une triple prise en charge : pédagogique, éducative et thérapeutique. Entretien avec Vincent Mousset, directeur général de l'association.

Une démarche évolutive

Aux origines, l'association ne comptait qu'un établissement à Chateaubourg, accueillant des mineurs présentant des difficultés psychologiques et des troubles du comportement. En 1997, Ar Roc'h ouvre à Combourg un institut de rééducation qui deviendra Institut Thérapeutique Éducatif et Pédagogique (ITEP). A la faveur d'une nouvelle loi, en 2005, la mission est reconnue comme entrant dans le champ du handicap. " C'est l'idée que les troubles du comportement peuvent être liés à une structure psychique particulière sur laquelle le jeune doit travailler pour s'épanouir dans son environnement ", explique le directeur. Une position défendue de longue date par l'association.

L'approche inclusive est privilégiée. Ainsi, la même année, Ar Roc'h crée un service d'éducation spécialisée et un service de soins à domicile. " Au lieu d'avoir des jeunes qui venaient exclusivement dans nos établissements, c'étaient également les professionnels qui allaient vers leurs lieux de vie ". Un système adapté pour des jeunes qui ne sont pas encore en situation de rupture.

L'innovation au coeur du projet

En 2009, l'association fonde Allo Parlons d'enfants, un service d'accueil téléphonique qui s'inscrit dans une logique de prévention pour offrir une écoute, un soutien et un accompagnement aux familles et aux professionnels de l'enfance. Un moyen de répondre aux nombreuses demandes en attente. " Aujourd'hui, il y a autant de jeunes en attente d'accompagnement que de jeunes accompagnés... ! ". Tous ont bénéficié d'une ouverture aux droits, mais les places manquent, en ITEP comme en Institut Médico Éducatif, pour les pathologies plus lourdes. Ce service d'écoute, anonyme, a permis de libérer la parole et d'innover en matière d'accompagnement. " Ça nous a permis d'ouvrir nos champs de compétences, de travailler avec d'autres partenaires sur le territoire, puis il est surtout ouvert sur le droit commun ".

Depuis 2014, l'association dispose d'un service de développement des savoir-faire parentaux. " Plutôt que de pointer le doigt sur ce qui ne fonctionnait pas, on a essayé de se servir des compétences parentales comme leviers ". " Mélanger les savoir-faire des professionnels avec les savoirs expérientiels des parents, c'est vraiment intéressant ! ". Aujourd'hui, les ITEP ont des fonctionnements souples, avec des projets d'accompagnement personnalisé pour chaque jeune. " On défend la dimension " parcours ", avec un suivi adapté à chaque cas, hors les murs ou en institut, selon les besoins ".

Pour l'occasion, l'association organise deux journées autour de thématiques liées à l'enfance et à la société inclusive.
Le samedi 21 septembre, à La Confluence, les Bettonnais.e.s sont invité.e.s à venir partager un moment de musique avec le groupe Cactus, composé de musiciens professionnels et en situation de handicap.
Entrée libre.