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mis à jour le 2009-09-29

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Keroler, chouchou de la pâtisserie

Economie
08/01/2010

Keroler, chouchou de la pâtisserie

A l’entrée de la commune, cette douce odeur de pâtisserie qui embaume jusqu’à la route… Vous sentez ? Elle s’exhale depuis les deux lignes de production ultramodernes de l’usine voisine, Keroler, connue des gourmands pour sa boutique. Pourtant, ne vous y fiez pas : le magasin n’est pas une vitrine des activités de l’entreprise.
Discrète, la société Keroler traite d’abord avec les industriels, les centrales d’achat de la restauration collective, ainsi que les grandes enseignes de la restauration rapide et de la distribution. Très peu avec les particuliers. « Nous produisons une quarantaine de recettes, en particulier des pâtisseries et des barres céréalières, pose Anne Fouché, la directrice générale. Nous travaillons en ambiant, en frais comme en surgelé, en petites séries pour l’essentiel. Mais nous pouvons aussi sortir du bio comme du casher ». L’entreprise joue les intermédiaires. Le nom de Keroler ne figure jamais sur les emballages. La mandise ou le brownie ? Vous les trouverez au comptoir de McDonald’s. Les cookies ? Vous les glisserez dans votre caddie chez Carrefour ou Leclerc. Quant au pancake, il trône sur les tables du petit-déjeuner des hôtels Hilton.

Une entreprise familiale
En vitesse de croisière, 150 000 gâteaux défilent sur une seule ligne de fabrication. Au total, Keroler en possède cinq, réparties sur deux sites, à Betton et à Bréal-sous-Montfort. Fondée sur le rachat d’une entreprise artisanale, la PME emploie aujourd’hui 75 salariés et figure parmi les rares rescapés bretons du secteur de la biscuiterie. « Il y a vingt ans, on en comptait 70. A peine une dizaine aujourd’hui… », confirme Anne Fouché.
Victime d’un gigantesque incendie en 1998, la société familiale a su redresser la barre. En 2004, les parents ont transmis le témoin à leurs trois enfants. Pour pallier la désaffection des salariés à l’égard de l’industrie agroalimentaire, la nouvelle génération a largement automatisé son outil de production. L’entreprise a aussi misé sur l’innovation, en renforçant les moyens de son laboratoire R&D.
Les gâteaux Keroler sont dorénavant distribués dans toute la France. Ses ventes à l’export augmentent, en particulier vers l’Europe du Nord et l’Angleterre. « Aujourd’hui, nos préoccupations concernent la sécurité alimentaire, la qualité et la nutrition », résume Anne Fouché. En 2010, trois nouvelles gammes viendront renouveler le catalogue de ces douceurs anonymes.

Olivier Brovelli

Keroler
Z.A. de l’Enseigne de l’Abbaye
Tél. : 02 99 55 96 95
 

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